Après une quinzaine d'années à exercer la médecine, dans le curatif puis dans le préventif, j'ai eu envie de mieux comprendre les relations humaines et de m'approprier de nouveaux outils pour accompagner et aider les gens vivant des situations ou des interactions qui les font souffrir. Je reçois aujourd'hui enfants, adolescents, adultes et parents en consultation de thérapie brève, une approche limitée dans le temps car concrète, rendant le patient acteur de sa thérapie.
Après une quinzaine d'années passées à exercer le métier de médecin, que ce soit dans le curatif puis dans le préventif et la promotion de la santé, j'ai eu très envie de mieux comprendre et de m'approprier de nouveaux outils pour mieux accompagner et aider les gens vivant des situations ou des interactions qui les font souffrir. Je pense notamment à tous les élèves que j'ai vus et qui m'ont partagé, le temps d'une visite médicale, des situations parfois très douloureuses vécues à l'école et face auxquelles je n'ai pu le plus souvent que constater l'impuissance des adultes responsables et pourtant bienveillants entourant ces enfants, la mienne comprise.
Grâce à une de mes merveilleuses belles-sœurs, j'ai découvert le livre « Je me défends du harcèlement », d'Emmanuelle Piquet, qui m'a menée à d'autres lectures, ce qui a nourri ma curiosité et m'a passionnée au point de me pousser à me former. Depuis toujours, je me suis intéressée aux relations humaines. Dans ma pratique de médecin, j'ai réalisé à quel point ces relations avaient une place centrale et j'ai donc voulu mieux les comprendre pour m'en servir à bon escient.
C'est pourquoi, à côté de mon travail comme médecin scolaire, je me suis lancée dans une nouvelle activité qui me tient à cœur : la psychothérapie brève. Ma pratique est encore régulièrement supervisée puisque je suis le Certificat universitaire en Psychothérapie selon le modèle de Palo Alto (180°) de l'ULiège, une formation de plusieurs années qui s'appuie sur le travail des centres « À 180 Degrés » fondés par Emmanuelle Piquet, elle-même maître de conférences à l'ULiège et référence européenne de cette approche.
J'ai également suivi le certificat complémentaire sur les problématiques scolaires selon ce même modèle (harcèlement, isolement, invisibilisation, chagrin d'amitié, décrochage, phobie scolaire, souffrances liées aux troubles de l'apprentissage, peur de l'échec, stress submergeant, gestion de classes difficiles pour les adultes en charge, souffrances vécues à l'école).
Un modèle centré sur ce qui entretient le problème aujourd'hui — et sur ce qu'il devient possible de changer.
La thérapie brève part d'un principe simple : plutôt que de chercher les causes d'un problème dans le passé, on regarde ce qui l'entretient aujourd'hui, souvent tout ce qu'on a déjà tenté sans succès pour le résoudre. L'idée est alors d'essayer quelque chose de suffisamment différent — « faire un 180° » — pour faire bouger la situation, et ce en peu de séances.
Je reçois à Woluwe-Saint-Pierre pour toute difficulté source de souffrance :
Cas illustratif inspiré de situations rencontrées en consultation ; les détails ont été modifiés pour préserver l'anonymat.
Léa, en 5ᵉ primaire, explique souffrir depuis plus d'un an : « tu sais, je souffre tous les jours. » Isolée, moquée, parfois humiliée, elle subit depuis peu des bousculades répétées d'un groupe d'élèves plus âgés dès que les adultes ont le dos tourné. Elle évite d'en parler à ses parents, déjà intervenus par le passé sans succès. En fin de séance, elle évoque des idées suicidaires.
Après avoir longuement discuté de ses réactions face aux situations de harcèlement, une seule séance d'entraînement à réagir de façon opposée à celles utilisées jusque là suffit pour que le harcèlement verbal et physique s'arrête complètement.
Travail sur son vécu douloureux d'isolement en lui proposant une alternative stratégique dans la façon de vivre et de réagir à cet isolement. Cela a permis de changer sa perception de la situation, ce qui a fait diminuer sa souffrance.
Accueillir sa colère, affronter sa peur de ce que pourraient réserver les années à venir, puis accueillir l'immense tristesse liée à tout ce qu'elle a vécu, à l'école comme dans sa sphère privée.
Les échelles de tristesse et de souffrance à l'école sont refaites. C'est avec un grand et beau sourire que Léa me dit que la souffrance est passée de 8-9/10 à 1-2/10 et que les idées suicidaires ont quasiment disparu.
Chaque situation est différente, et l'évolution varie d'un enfant à l'autre — mais ce cas illustre bien la rapidité avec laquelle la thérapie brève peut parfois faire bouger les choses.
N'hésitez pas à me contacter pour convenir d'un premier rendez-vous ou simplement poser vos questions.
Prendre rendez-vous →Un espace pour partager de bonnes lectures, vidéos et podcasts autour de la thérapie brève selon le modèle de Palo Alto, à venir progressivement.
La lecture qui a marqué le début de ce parcours vers la thérapie brève.
Sur la pression que subissent les enfants d'aujourd'hui, observés et évalués en permanence.
Pour les enfants (dès 6 ans) : une histoire illustrée pour apprendre à se défendre face au harcèlement.
Une conférence sur les stratégies concrètes pour aider un enfant harcelé à reprendre le dessus.
Sur l'isolement social à l'école et les façons d'accompagner un enfant qui en souffre.
Pourquoi certaines réactions bien intentionnées face au harcèlement peuvent involontairement l'entretenir.
Sur les tensions propres aux familles recomposées, entre beaux-parents, beaux-enfants et demi-frères et sœurs.
Sur notre tentation, en tant qu'adulte, de vouloir contrôler le ressenti ou l'énergie d'un enfant.
L'histoire d'un petit garçon de 8 ans dont les crises de colère épuisent ses parents, et comment l'approche de Palo Alto va les guider vers une autre façon de réagir.